Je m’étais octroyé quelques jours de congé.

Bien sûr, j’ai repris du poids durant ces deux semaines.

Lorsque je travaille, ma vie est structurée.

Je me lève plus ou moins chaque matin à la même heure (sauf le dimanche).

Je déjeune au boulot avec une tasse de thé bien chaude. Tous les jours à la même heure.

Je prends ma pause midi avec mes collègues à midi pile. Le temps de faire la file pour prendre une soupe et/ou de l’eau, on mange à 12h20.

Je fais une pause dans l’après-midi pour un fruit seulement si j’y pense.

Je rentre le soir, plus ou moins à la même heure tous les jours. Et je commence à préparer mon souper que je déguste à l’heure des Simpson.

Je ne dois même pas réfléchir à cet ordre des choses. C’est juste que je n’ai pas le choix. C’est comme cela que ça se présente.

Lorsque je suis à la maison, c’est différent. Alors, le samedi, ça va. Je me lève un peu plus tard, mais, ma journée est structurée par les courses et visites familiales diverses. Même si je mange souvent un peu en décalage, je garde une structure.

Mais, le dimanche (et pire encore les autres jours de vacances prolongés), je n’ai aucune structure de vie.

Genre hygiène de vie, zéro.

Je me lève. Je ne mange pas tout de suite parce que je déteste avaler quelque chose au saut du lit (raison pour laquelle je déjeune au travail, d’ailleurs). Je m’installe confortablement au salon, éventuellement avec la télé ou le pc. Et puis, les heures défilent. Bien sûr, je lance une machine et range deux trois trucs à la maison.

Mais, je n’ai aucun horaire. Alors, souvent à 11h45, je découvre que j’ai faim. Mais, je ne sais pas quoi manger (bizarrement, les tartines que je savoure chaque jour de la semaine ne me font pas saliver des masses le dimanche matin). Je me dis que j’attendrai bien midi pour manger chaud tout de suite (c’est quoi cette manie de manger chaud après les douze coups sacrés de midi ?? Franchement, je n’ai jamais compris, c’est pourtant bien ancré dans mon petit cerveau).

A peine le temps de lire un ou deux mails (et de regarder quelques infos sur Facebook, les news du jour sur les sites de journaux et de jouer à un ou deux petits jeux de rien du tout sur internet), il est déjà 15h. Mon estomac crie famine. Je ne peux plus attendre. En espérant qu’une idée intéressante germe dans mon esprit quant à mon futur repas, je me jette sur une gaufre, un biscuit, une glace, un cake, n’importe quoi de bien consistant (quoi la glace c’est pas consistant ? Et alors ?!) et de bien sucré.

Ma nutritionniste m’a expliqué que c’est normal. Si l’on prive notre corps trop longtemps de sucre, il tombe en hypoglycémie et on a vraiment beaucoup de mal à résister à l’appel du sucre.

Bref, à court d’idées, je me rabats sur un sachet de pâtes à cuisson rapide (5min et c’est prêt). Ces mêmes sachets que je me jure de ne plus jamais cuisiner chaque fois que je lis le contenu et toutes les crasses et calories inutiles qu’on y trouve… Finalement, j’oublie, j’en rachète (c’est quand même vachement pratique quand on est tout seul) et je me jure que c’est la dernière fois.

Il est alors 15h45.

Le N’homme rentre du boulot à 17 / 18h. Il est temps de faire le souper (ou lui s’en charge aussi. Oui, je sais quel N’homme parfait). Sauf que j’ai pas faim, moi, à 18h ! Alors, je grignotte un peu du repas lorsque c’est prêt. Puis, à 22h, ouf, je crève la dalle ! Mais, bon, à cette heure-là, on a bien envie d’un petit dessert, d’une petite crasse, d’un peu de chocolat, non ?

Bref, vous l’aurez compris, je mange trop, mal et mon poids en pâtit.

Mais, bonheur extrême. En deux semaines, je n’ai repris qu’un malheureux petit kilo. Finalement, c’est plutôt bien. Et je suis sûre que d’ici une ou deux semaine, il existera plus du tout le kilo ! :)